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Ouidah se situe sur la côte béninoise, entre la frontière togolaise et Cotonou. Ce fut au XVIIIe siècle l'un des points de départ des esclaves principalement vers l'Amérique du sud.
On nommé cet endroit la porte de Non Retour...
Les premiers navires européens qui accostèrent dans la cité portuaire de Ouidah, dans le golfe de Guinée, furent les navires portugais au XVIe siècle. Pendant les siècles suivants, la ville fut dédiée au commerce des esclaves : le port de Ouidah a vu partir des centaines de milliers d’esclaves pour les Amériques, notamment le Brésil et les Caraïbes. |
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Après l’abolition de l’esclavage, la ville se consacre au XIXe siècle à l’exportation de l’huile de palme, utilisée en Europe pour la production de savon, de bougie et de lubrifiant pour l’industrie mécanique. En 1894, lors de l’instauration de la colonie du Dahomey, Ouidah est une ville florissante dédiée au commerce, bientôt concurrencée par Cotonou et Porto-Novo. |
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Au début des années 1920, un riche négociant nommé Ajavon, originaire du Togo, décide de faire construire à Ouidah une demeure pour sa famille. Ce représentant d’une compagnie commerciale allemande était établi depuis peu dans la ville et y avait trouvé un commerce florissant.
Construite dans un style afro-brésilien, elle est également le reflet de la transformation urbaine, économique et sociale d’une ville côtière africaine après l’abolition de l’esclavage. |
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C'est dans cette villa que la famille Zinsou, originaire de Ouidah, a décidé d'installer un musée, regroupant les œuvres qu'elle a acquise des artistes contemporains de toute l'Afrique, afin d'en faire un fond permanent, en complément de la fondation Zinsou déjà créée à Cotonou qui organise des expositions temporaires. Face à ce marché de l'art inexistant en Afrique qui voit ses artistes quitter le continent, il était nécessaire de lui donner une place et d’inscrire la culture artistique dans la perspective de développement de la société béninoise et africaine dans le monde. |
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Peinture de Georges Lilanga |
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Auto-portrait de Samuel Fosso |
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Nous sommes séduits et impressionés par ce musée et par la qualité et la diversité des œuvres présentées. Le guide, très intéressant et très professionel, nous apprend beaucoup sur les artistes de 9 pays africains et leurs œuvres. Quel contraste de ce musée, flambant neuf, avec la ville, dont seules les traces architecturales indiquent un passé prospère mais dont la pauvreté est bien présente. |
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La cathédrale de Ouidah, proche du musée. |
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Sur la route qui mène à la porte des Esclaves, des sculptures de Cyprien Tokoudagba semblent être les gardiens des lieux. |
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La mer une fois atteinte, nous longeons la plage et les villages de pêcheurs sur 7 km de piste pour atteindre la Casa del Papa. |
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